![]()
Je découvre en ce moment un nouveau monde, celui de la haute fidélité ... Le mois dernier je pestais en permanence car impossible d'écouter la radio, un CD ou même de la musique de bonne qualité à partir du PC sans mettre le casque. Alors je me suis dit "il faut passer la vitesse supérieure et me monter une chaîne hifi". Et là, les difficultés ont commencé. Parce qu'en hifi quand on commence de zéro et bien il faut faire des choix, et tant qu'à faire il faut commencer par le commencement. C'est bien logique tout ça, mais c'est quoi le commencement ? Pour moi il me semblait logique que ce soit l'amplificateur, c'est-à-dire le coeur du système, l'élément vers lequel tout converge. Lourde erreur jeunot de la hifi ! Au départ il y avait l'enceinte. Puis vint l'amplificateur. Au quatrième jour le maître audiophile inventa le lecteur CD. Au cinquième jour vinrent les éléments complémentaires : DAC et autres tuners. Au sixième jour vinrent les câbles de modulations et haut-parleurs. Et enfin le septième jour le maître audiophile se reposa et constata qu'il avait des perturbations électromagnétiques alors il inventa le tuning des câbles hifi. Maintenant que j'ai un peu débroussaillé tout ça je dois dire que j'ai découvert un monde incroyable, voici quelles furent mes étapes, mes choix, certains constats et tous les liens utiles pour se lancer dans la hifi selon ma petite expérience : [... suite dans le post ...] Le choix des enceintes La première des choses que dira un audiophile averti : il faut aller écouter plusieurs choix d'enceintes & ampli dans un auditorium pour faire son propre choix. Donc pour cela choisissez l'auditorium le plus proche de chez vous. Monsieur Lionel Schmitt propose sur son site audiophilesfr une liste exhaustive des revendeurs et auditoriums de France. Mais encore faut-il répondre aux questions préalables suivantes : - quel est le budget que l'on souhaite consacrer à son installation ? - quel type de musique souhaitez-vous écouter ? - quel type de restitution recherchez-vous ? Le budget Le budget d'un ensemble audiophile se réparti de la manière suivante (consensus assez général sur le sujet au sein de la communauté audiophile) : - 30% pour les enceintes - 30% pour l'amplification - 30% pour les sources* (les sources = lecteur CD, convertisseur analogique/numérique, tuner, platine vinyl) - 10% pour les câbles Le consensus se fait également auprès des audiophiles pour dire que les enceintes sont l'élément essentiel et doivent être choisie avec soin. Si un choix budgétaire doit être fait, il doit forcément privilégier les enceintes, quitte à accorder une part plus importante au choix d'enceinte et "négliger" au moins temporairement les autres éléments. Pour un budget par exemple de 3000€, la répartition se ferait d'environ 1000€ pour les enceintes, 800€ pour l'ampli, 800€ pour le lecteur CD et 400€ pour les câbles (je reviendrais sur cette histoire de câble, parce que c'est là où j'ai été le plus sur le cul). Quel type de musique souhaitez-vous écouter ? Bon alors autant le dire tout de suite, pour certains audiophiles si vous voulez faire partie de la communauté il faut écouter du classique. Maintenant le point le plus important lors de la visite à l'auditorium c'est de venir avec ses CDs. Même si c'est du jazz, du rock ou de la musique électronique, prenez vos CDs pour en faire l'écoute. Tous les auditoriums fonctionnent sur le même principe et les vendeurs sont toujours à l'écoute des clients, ils passeront vos CDs sans problème. Quel type de restitution cherchez-vous ? La question peut paraître particulière, mais là on rentre dans la partie émotionnelle. Il existe plusieurs types de restitution différente, notamment : - recherche de la proximité, comme si un orchestre de chambre venait jouer chez vous - recherche de la précision, pour entendre chacun des instruments, là où il est, et en détaillant le jeu de chaque musicien - recherche de l'émotion, comme si on était dans une salle de concert - ... Bref il y a autant de type de restitution que d'audiophile et de système hifi. Mais si comme moi vous cherchez un son plutôt rond, une écoute intimiste, qui privilégie l'émotion à la précision, alors il faudra le préciser au professionnel de l'auditorium, il saura faire des propositions pour orienter le choix. Mais pourquoi toutes ces questions ? Simplement parce qu'il existe plus de 200 marques de matériel hifi, que chaque marque possède plusieurs équipement de chaque type avec une montée en gamme progressive et que les combinaisons possibles sont presque infinies. Pour orienter le choix, il faut faire des consessions et prendre une orientation, les ensembles capables de tout faire ne sont pas légions, par contre ils sont tous hors de prix. Les enceintes Il existe plusieurs constructeurs, mais on retrouve souvent les noms suivants : Bowers & Wilkins (B&W), Jean-Marie Reynaud (JMR), KEF, Klipsch, Monitor Audio, Pierre-Etienne Léon (PEL), Proac, Tannoy. Dans les enceintes il faut distinguer 2 types très différents : - les enceintes bibliothèque, souvent sélectionnées en raison de leur faible encombrement, mais si on veut obtenir une bonne restitution avec ces enceintes il faut leur adjoindre un pied et l'encombrement sera quasiment le même qu'une enceinte colonne. De plus ces enceintes sont généralement de petite taille et ont (peuvent avoir) des difficultés à restituer les très basses fréquences (< 80Hz). - les enceintes colonnes, reines des enceintes, elles vont de la colonnette qui mesure 90cm et prend 15cm par 15cm au sol, à des mastodontes qui pèsent près de 150kg, et prennent 1m par 60cm au sol. Les prix s'échelonnent par exemple chez Proac de 1200€ à 21000€ la paire d'enceintes, ou chez Tannoy de 250€ à 36000€, ou encore chez PEL de 1200€ à 6300€, ou chez B&W de 850€ à 2500€, bref il y en a pour toutes les bourses (même s'il vaut mieux qu'elles soient bien remplies). Personnellement mon choix s'est porté sur une Proac Response D18, nouveau modèle de février 2009. Il s'agit d'une enceinte colonne remplaçante d'un modèle très prisé et reconnu des audiophiles, la D15. J'ai fait ce choix parce que parmis toutes les enceintes que j'ai pu entendre dans un budget encore raisonnable, c'est celle qui m'a provoqué LE frisson à l'écoute.
Les caractéristiques de ces enceintes sont les suivantes : Nominal Impedance : 8 ohms La gamme Proac est très étendue et il y a de superbes produits, notamment la Tablette 8 Signature, une superbe enceinte bibliothèque de très petite taille (format A4) !! Evidemment dans les enceintes haut de gamme, on trouve aussi des choses hallucinantes, par exemple la Westminster Royal Second Edition de chez Tannoy (là on est à un budget de 36000€) :
L'amplification Comme pour les enceintes, on retrouve certains noms assez souvents, mais le choix est ici encore plus étendu que pour les enceintes (je trouve), dans le sens où on distingue quand même 3 approches différentes : les amplificateurs intégrés, les pré-amplificateurs associés à des amplificateurs de puissance, le tout mixé avec la technologie à transistor ou à tube. Pour les amplificateurs à transistor dans les débuts de gamme on retrouve souvent : 3D Lab, Arcam, Atoll, Cambridge Audio, Carat, Icos, Isem, Moon, Myryad, Naim, Rega, Rotel. Pour les amplificateurs à tube on trouve souvent : Air Tight et Manley. Pas la peine de préciser que les amplificateurs à tube utilisent la technologie qui a précédé les transistors et qui ont les inconvénients suivants : - Ne fonctionnent à leur plein potentiel que chauds - Sont extrêmement sensibles aux vibrations - Sont très fragiles, ne supportent aucun coup ni chute au risque de casser - Ont une durée de vie limitée dans le temps - Sont chers - Ne sont plus produits en grande quantité et les pièces détachées peuvent parfois être difficile à (re)trouver - Disposent d'une puissance souvent limitée - Sont souvent plus lents et peuvent donner une impression de lenteur dans la restitution de morceaux fortement cadencés Par contre ils apportent aussi : - Une musicalité rarement atteinte via les transistors - Sont la plupart du temps rond, chaud, créateurs d'émotions - Ont souvent une grosse capacité en courant et peuvent alimenter des enceintes difficiles à piloter via des transistors Enfin, il convient de préciser que l'amplification est réalisée dans 90% des cas en analogique !! et pas en numérique. Seuls quelques rares amplificateurs numérisent le signal et font une amplification numérique, les autres fonctionnent à travers des classes d'amplification analogique classiques : - Classe A : amplification complète du signal entrant. Avantage : bande passante amplifiée quasi complètement (de 10Hz à 100kHz parfois). Inconvénient : le rendement est très mauvais, ce sont de véritables radiateurs.
- Classe B : amplification partielle, uniquement la moitié du signal est amplifié. Avantage : rendement nettement amélioré, mais ... Inconvénient : bande passante tronquée et forte distorsion du signal amplifié par rapport au signal d'entrée.
- Classe AB : mixte classe A et classe B. Le principe est de se comporter comme un amplificateur de classe A sur les signaux de faible amplitude et de se comporter comme une classe B sur les signaux de forte amplitude. Installés en mode Push-Pull* (explications ci-dessous) l'avantage est qu'ils permettent d'amplifier quasiment tout le signal avec une distorsion contenue et l'inconvénient est qu'ils conservent un rendement moyen.
- Classe C : amplification partielle, moins de la moitié du signal d'entrée est amplifié. Les avantages et inconvénients sont ceux de la classe B mais plus poussés dans les extrêmes.
- Classe D : amplification à très haut rendement (de l'ordre de 90%). Le principe est le découpage du signal d'entrée en plein de petits morceaux amplifiés individuellement. Avantage : rendement excellent. Inconvénient : une partie du signal n'est pas amplifiée, ce n'est pas une amplification linéaire, mais un principe d'amplification numérique par échantillonnage. Si la fréquence d'échantillonnage est suffisament élevée, cette amplification permet de traiter presque l'intégralité du signal entrant. - Classes E, F, G, H, S, T et X : sont la plupart du temps des amplifications à haut rendement qui disposent d'une bande passante restreinte et sont la plupart du temps réservés à des usages autres que la hifi (motorisation, ondes radio, ...). - Push-Pull : le mécanisme dit de "Push-Pull" consiste à utiliser un amplificateur pour la partie positive du signal et un second amplificateur pour la partie négative (amplification linéaire d'un signal sinusoïdal). Les amplificateurs utilisés en hifi sont la plupart du temps des amplificateurs de classe A, B en push-pull, AB en push-pull ou D. Me concernant et parce que mon budget était limité j'ai procéder à une lecture soutenue des différents tests et avis sur bon nombre d'amplificateur entre 700 et 1000€. Mon choix après écoute s'est porté sur le Myryad Z142, produit britannique qui se marie bien aux Proac selon mes oreilles et ma perception personnelle. Il produit un son assez chaud et intimiste. J'aime beaucoup. De plus il fourni beaucoup de courant permettant de piloter les Proac sans soucis, même si sa puissance RMS reste faible : 50W sous 8 ohms. Il est plutôt bien apprécié dans la plupart des tests et semble faire l'unanimité, en tout cas à ce niveau de prix (820€). Liens du site PPL sur différents tests de cet ampli : Rapport Diapason de Novembre 2008 Rapport Stéréo & Image de Juin 2008 De plus cet amplificateur a obtenu le Diapason d'Or 2008, gage d'une certaine musicalité associé à une qualité de fabrication tout à fait correcte.
Ses caractéristiques principales sont les suivantes : Bande passante : 20Hz - 20kHz Il est livré avec un câble secteur britannique, un câble européen, aucun câble de modulation et personnellement il m'a été livré sans documentation ! Il y a également une télécommande plastique de qualité passable et un câble pour le relier à un autre équipement Myryad, en effet il est possible de relier tous les appareils Myryad sur un bus commun permettant de piloter l'ensemble des fonctions depuis l'amplificateur principal et avec une seule télécommande. La source CD Une fois l'ensemble enceintes / amplificateur trouvé, il faut y associer des sources, la première d'entre elle étant le bon vieux lecteur de CD. A nouveau il existe un choix incroyable de modèles différents, avec plus ou moins de rafinements électroniques, mécaniques, d'isolation en tous genre, intégrant ou non un DAC permettant la prise en charge d'une source externe supplémentaire, avec des masselottes anti-vibrations, ... Les constructeurs sont globalement les mêmes que pour les amplificateurs. N'ayant que peu d'expérience en terme de d'écoute et voulant dans un premier temps disposer d'un ensemble homogène, je me suis laissé tenté par le Myryad Z112, lecteur de CD souvent associé au Z142, même s'il apparaît que sa qualité est un cran en-dessous tout de même. Il reste cependant un excellent choix pour un lecteur dont le prix n'excède pas 1000€.
Il n'en reste pas moins tout à fait bien noté dans différents tests (liens PPL) : Rapport Diapason d'Octobre 2007 Rapport Stéréo & Image de Novembre 2008 De plus et contrairement à ce qui apparaît sur ces photos l'afficheur est d'un beau bleu identique à celui de l'amplificateur Z142. Ses caractéristiques sont les suivantes : DAC : 24bits, 96kHz, DeltaSigma Comme l'amplificateur, il est livré avec 2 câbles secteurs de qualité médiocre, et sans aucun câble de modulation. Il est également livré d'une télécommande (la même que l'amplificateur) et à nouveau sans documentation ... Par contre on peut trouver sa documentation en téléchargement sur Internet (voir documents joints à cet article). La source PC = le convertisseur analogique / numérique (DAC) Lors de mon achat, l'un des objectifs était de pouvoir disposer de ma musique dématérialisée depuis mon PC. Le problème est qu'en utilisant le PC comme source d'un signal analogique on rencontre assez vite les problèmes suivants : - Les étages d'alimentation des cartes sont son dans la plupart des cas très mauvais et parfois juste médiocre ; - Il n'est donc pas rare d'entendre dans le son les accès disque ou ce genre de petits désagréments ... - Les sorties analogiques sont franchement mauvaise, souvent avec des effets appliqués plus ou moins automatiquement par la carte son, et jamais avec un niveau de qualité audiophile ; - Le composant de conversion numérique / analogique (DAC pour Digital / Analog Conversion) intégré à la carte est tout sauf audiophile. Bref, la seule solution est de sortir un signal numérique du PC à travers l'une des 3 interfaces que l'on trouve courrament : USB, S/PDIF (coaxial) ou Toslink (fibre). Puis à faire transiter ce signal numérique à travers un convertisseur numérique => analogique de bon niveau, en profitant au passage pour l'upscaler à 24 bits / 192kHz (pour un signal sortant du PC en 16 bits / 44,1kHz, ce qui correspond aux pistes CD extraites). Pour utiliser de manière correcte ce type de source, il convient de bien faire attention à la phase précédent la lecture de fichiers son dématérialisés : l'extraction & l'encodage des CDs. Lors de la dématérialisation il y a 2 choses essentielles auxquelles il faut faire particulièrement attention : Ensuite lors de la restitution, il faut à nouveau faire attention à 2 choses essentielles : Concernant le ripping (on le trouve nommé de pleins de noms bizarres : extraction, rip, rippage, ripping, ...) il convient de préciser un élément essentiel : les pistes audio sur CD ne sont pas interprétables par les lecteurs de CD-ROM comme des pistes de données. Ce qui explique que la lecture d'un CD par un lecteur de CD-ROM (ou de DVD-ROM/RAM ou Blu-ray) ne permette pas l'extraction directe sur disque dur de la piste sonore. Il faut lire la piste comme s'il s'agissait d'un piste audio normale, mais ceci est réalisé à très grande vitesse par le lecteur de CD-ROM. Malheureusement ce serait trop simple s'il ne s'agissait que de cela : les lecteurs de CD-ROM n'intègrent pas d'algorithme de contrôle d'exactitude des données lues pour les pistes audio, ce qui fait qu'une piste audio extraite d'un CD sur un CD-ROM soit boursoufflée d'erreurs générant bien souvent un son non conforme à l'original. Pour compenser cela il existe heureusement plusieurs techniques plus ou moins avancées. La première est de faire une lecture à une vitesse plus faible que la capacité maximale du lecteur de CD-ROM, mais cette technique laisse encore beaucoup trop d'erreurs. La seconde consiste à faire plusieurs lectures de suite, puis à retravailler chaque trame (un paquet d'octets) jusqu'à obtenir quelque chose de proche de l'original. Cette technique est très aboutie et donne d'excellents résultats. Il existe une variante à cette technique qui pousse la lecture jusqu'à obtenir une piste extraite conforme à 100% aux données d'origine, mais cela nécessite une phase de calibrage du lecteur en utilisant un CD de référence. Les deux meilleurs logiciels d'extraction "basiques" qui peuvent être utilisés sont à mon avis : Ces outils disposent tous les 2 d'un mode d'extraction rapide et d'un mode d'extraction sécurisé, même si ce dernier n'est pas ultime. Ils supportent également tous les 2 des codecs avec perte (MP3 notamment), mais aussi lossless (sans perte) comme flac (pour EAC) et APE (pour CDex). Il est à noter que ces 2 outils supportent les extensions MP3 lame externes qui permettent de bénéficier des dernières optimisations (et version) des dll lame que l'on trouve sur sourceforge également. Ils supportent également l'interrogation des bases de données CDDB Internet qui permettent de nommer les disques, les pistes et de générer les tag ID3 (en v1.1 pour EAC et en v1 + v2 pour CDex). A côté de ces outils qui permettent déjà une première solution rapide et gratuite de dématérialisation on trouve des outils plus évolués et aux possibilités quasi sans limite comme par exemple dBpoweramp (que l'on trouve ici). Cet outil est pour moi le système ultime permettant l'extraction et l'encodage (presque) parfait : Pour finir concernant la restitution, il convient à mon avis d'utiliser l'une des 3 interfaces de sortie du PC qui ne se base pas sur les étages de conversion de la carte sonore interne du PC/Mac : Il faudra bien veiller aussi à supprimer tous les "effets" de la carte sonore en cas d'utilisation des 2 premières solutions, histoire que le son n'arrive pas spatialisé (version politiquement correcte pour les constructeurs informatiques de "son tout modifié et où nous réussissons l'exploit de mélanger les instruments dans l'orchestre après la prise de son"). J'ai eu une mauvaise expérience avec la liaison coaxiale numérique, je pense qu'il faut privilégier la connexion USB pour les distances inférieures à 5m et la fibre optique pour les distances supérieures à 5m. Personnellement j'ai choisi d'encoder ma CDthèque en m4a lossless, parce que j'utilise principalement iTunes comme lecteur de musique, même si c'est (très) loin d'être le meilleur lecteur à mon avis. C'est juste que comme j'ai un iPhone, ça m'évite d'avoir 2 lecteurs de musique installés sur ma machine ... et passer du m4a lossless à du MP3 propre est ultra rapide. Enfin il m'a fallut faire le choix d'un DAC. Globalement et en simplifiant il existe 2 solutions principales : - Prendre un DAC audiophile (dont les tarifs démarrent à partir de 1200€) ; - Prendre un DAC non audiophile (dont les tarifs peuvent descendre à 40€ mais pour une qualité très dégradée). Le choix va donc pour mon installation vers un DAC audiophile. J'ai à ce moment bénéficié d'un coup de chance avec la sortie relativement récente du Cambridge Audio DacMagic. Ce DAC a l'avantage d'être "audiophile" avec un schéma soigné, une alimentation séparée et des composants de qualité, tout en alliant un tarif très abordable (300€). De plus ses perfomances sont hunanimement acclamée par les professionnels qui s'en dotent tous en raison de ses performances digne de DAC 4 à 5 fois plus chers. Il permet en outre d'upsampler le signal entrant jusqu'à 24bits et 192kHz, soit le standard actuel des studios, apportant au PC voire à des sources autres (lecteur CD, DVD, ...) un véritable convertisseur de qualité permettant de redonner une nouvelle jeunesse à des équipements qui ne seraient plus au goût du jour.
Ce convertisseur dispose en outre de 2 entrées S/PDIF ou Toslink et d'une entrée USB, ainsi que de 3 sorties : 1 sortie analogique RCA, 1 sortie analogique XLR et 1 sortie numérique S/PDIF ou Toslink. Ses caractéristiques sont les suivantes : Convertisseur : 2 Wolfson WM8740 24bits DACs http://www.wolfsonmicro.com/uploads/documents/en/WM8740.pdf (merci à Luc pour la référence au composant) Il est également livré sans câble. Il n'a pas non plus de télécommande. Il est livré avec son alimentation séparée qui a l'avantage d'être déportée et l'inconvénient de chauffer, même DAC éteint ... Sa documentation peut-être téléchargée sur Internet ou ici. La partie ésotérique (et certainement la plus surprenante) : les câbles L'ensemble des équipements étant livrés sans câble il faut maintenant s'équiper, et il faut s'équiper en câbles "audiophile", c'est-à-dire pas des bouts de câble à 3 francs 6 sous (comme dirait Patrick). Il faut relier : - L'ampli aux enceintes : 2x5m de câble d'enceinte ; - Le lecteur CD à l'ampli : 1 câble RCA analogique double conducteur. Ce type de câble est appelé câble de modulation ; - Le DAC à l'ampli : 1 second câble RCA analogique double conducteur ; - L'ordinateur au DAC : 1 câble coaxial numérique 75 ohms ou 1 fibre optique ; - L'ensemble des appareils (4 équipements) au courant secteur : 4 câbles secteur. Ce qu'il faut bien comprendre c'est que le câble a une importance relative lorsqu'il doit véhiculer un signal numérique (encore que les câbles ethernet RJ45 soient classifiés en fonction de leur blindage ou non (UTP vs STP ; UTP pour Unshielded Twisted Pair versus Shielded Twisted Pair) et de leur capacité à véhiculer un signal plus ou moins vite (une catégorie 4 ne véhiculera pas un signal à la même vitesse qu'une catégorie 6)). En hifi, les signaux véhiculés sont analogiques la plupart du temps, et les perturbations extérieures, voire la qualité du câble auront une influence sur la restitution finale. C'est pour cette raison qu'il convient de sélectionner ses câbles convenablement et ce depuis la multiprise de raccordement au courant secteur. J'ai moi même fait l'expérience d'un équipement (mon imprimante en l'occurrence) qui venait perturber l'ensemble hifi lorsque je l'allumais ou l'éteignait. Depuis que mes câbles secteurs sont blindés les perturbations ont disparu. 1er conseil Connectez tous vos équipements dans le même sens au niveau des prises courant. Pourquoi cela ? Parce que s'ils sont connectés différemment entre phase et neutre de nos installations domestiques, un courant de couplage se créé et va modifier très légèrement le message sonore restitué. 2ème conseil Prenez des câbles secteur blindés 1er prix, pas la peine de prendre des câbles tressés en poil de testicules d'elfe sylvestre un soir de pleine lune vendu 500€ pièce. Un câble à 30€ fera parfaitement l'affaire. D'excellents câbles peuvent être commandés sur le site d'Audiophonics. 3ème conseil Si vous ne voulez pas vous embêter trop avec la sélection des câbles dans un premier temps, choisissez des câbles de marque QED en début de gamme. QED est une marque britannique réputée pour ses câbles très neutres et de bonne qualité. Ils ne raviront sûrement pas les audiophiles exigeants, mais seront parfaits pour démarrer même pour des ensembles hifi de plusieurs milliers d'€uros. On peut trouver ces câbles en Grande-Bretagne à moitié prix par rapport à la France (!!!), notamment sur le site de Futuretech. 4ème conseil Pour relier l'ampli aux enceintes préférez dans un premier temps une connexion à travers des fiches dites "bananes" de 4mm. Elles permettront de connecter et déconnecter facilement vos enceintes en assurant un contact de qualité (même s'il n'est pas ultime). Les câbles d'enceinte QED peuvent être livrés sertis avec des fiches Airloc. Elles ont l'avantage de ne pas nécessiter de manipulations particulière pour monter son installation hifi et sont à mon avis à recommander. 5ème conseil Même si la tentation est grande, dans un premier temps ne cédez pas à la tentation de prendre les câbles les plus chers (ou disons assez chers) parce que de toutes les manières : 1°) ça ne sert à rien au début ; 2°) ça gâche le plaisir de faire ensuite les petites optimisations ;-). Personnellement j'ai choisi : 1 câble de modulation Van Den Hul D-102 Mk III pour relier l'ampli et le lecteur CD :
1 câble de modulation QED Silver Spiral pour relier l'ampli et le DAC :
Des câbles d'enceinte QED Genesis Revelation de 2x5m :
Equipés de prises Airloc :
1 fibre optique renforcée et souple Atlas de 10m :
Tous ces câbles ont un conducteur en cuivre sans oxygène, appelé aussi OFC pour Oxygen Free Copper. Il faut juste savoir que tous les câbles en cuivre sont sans cuivre depuis la fin des années 1950 en France, pour éviter leur oxydation ... Ceci étant dit les conducteurs sont de particulièrement bonne constitution et même si l'argument du "sans oxygène" est essentiellement marketing, il n'en reste pas moins que la qualité des câbles se ressent dans la restitution du son audiophile. Les câbles secteurs sont à base de câbles Olflex 110CY disposant de 3 conducteurs cuivre de 2,5mm² de section et d'un blindage par tresse métallique en cuivre étamé et disposent de 3 couches plastiques de protection des conducteurs. L'intérêt est également de respecter la section conductrice de courant : les prises électriques de nos appartements modernes sont câblées en dur avec 2 (ou 3 s'il y a terre) conducteurs de 2,5mm² de section. Sites de référence : - L'excellent forum de Lionel Schmitt : http://www.audiophilefr.com/Site/forum2/index.php - Le site audiophile de Lionel Schmitt : http://www.audiophilefr.com/ - L'excellent site web de CTA Perception, magasin parisien qui accueille et accompagne les clients dans leur démarche audiophile : http://www.cta-perception.com/index.html - Le site de l'importateur PPL qui importe en France notamment Tannoy, Monitor Audio, Arcam, Myryad, Cambridge Audio, ... : http://www.pplaudio.com/index.php - Site britannique de vente de câbles hifi (nettement moins cher qu'en France, de l'ordre de moitié prix !!) : http://www.futureshop.co.uk/ - Site bordelais de vente de câbles secteur et pièces détachées hifi : http://www.audiophonics.fr/ - Site pour l'achat de composants électronique : http://www.electronique-diffusion.fr/ - Site pour les mélomanes audiophiles rempli de bons conseils sur les disques, notamment des sélections absolument géniales dans différents courants classiques, un vrai must ! : http://audiophilemelomane.free.fr/accueil.html
|
|||||||||||





















j'ai trvouer un thème pour
j'ai trvouer un thème pour foobar 2000 pour ceux qui utilise leur pc comme source hi fi (voir audiophile avec un dac) et donc contrôler le lecteur audio à distance avec un clavier infrarouge donc sans là souris.
http://foobar.2000.free.fr/
bientôt un nouvel article?
bientôt un nouvel article?
Bonsoir Meurisier, Oui
Bonsoir Meurisier,
Oui bientôt un nouvel article, mais après un certain déménagement ...
De plus mon installation a pas mal évoluée et j'ai fait de nombreux essais, aidé par d'autres audiophiles, notamment sur les DAC et sur la restitution audiophile dématérialisée. Beaucoup d'information à trier et à réécrire qui peuvent être intéressantes.
A bientôt sûrement,
Arnaud.
Ce qui est intéressant a la
Ce qui est intéressant a la lecture des caractéristiques des DAC entrants embarqués dans le Cambridge Audio c'est que les Wolfson WM8740 24 bit DACs n'ont pas pris la possibilité du 192khz, ils ont préférés s'arrêter a 96khz. Chose aussi intéressantes, les mesures sont faites généralement à 48khz après le constructeurs s'engage moins a produire des courbes de référence.
D'une manière générale on s'aperçoit aussi que maintenant la référence c'est le 24 bits, puisque cela n'est plus négociable
www.wolfsonmicro.com/uploads/documents/en/WM8740.pdf
En fait dans le Cambridge
En fait dans le Cambridge Audio DacMagic ils l'utilisent pour sortir du 192kHz, c'est sur le lecteur CD (qui utilise d'autres composants je crois) que la sortie est en 96kHz.
Mais par contre c'est vrai que tout le monde travaille en hifi sur du 24 bits maintenant.
Post new comment